Lettres Recherche, écriture, discours
Le et qui unit la littérature aux sciences humaines dans le titre accouple moins qu’il ne fait signe vers un dédoublement, en questionnant d’un côté le rôle des sciences humaines dans la pensée et dans la définition du littéraire et inversement la façon dont les sciences humaines font recours aux textes littéraires et les accueillent. Les sciences humaines choisies pour l’année académique 2017/2018 sont la philosophie, l’anthropologie et la psychanalyse. Lecours, composé en trois séquences, interrogera la notion de frontière et des mots, notions, concepts, qui peuvent lui être associés : confins, ligne de partage, lisière, entre-deux, limite, démarcation mais également région, territoire, appartenance, exil... Il s’agira de tracer des cartes de la pensée qui proposent à chaque fois des agencements
28entre textes littéraires et philosophiques, anthropologiques et psychanalytiques. Cet enseignement souhaite faire vaciller l’assurance des savoirs disciplinaires sans pour autant prôner l’effacement des différences entre ceux-ci. En effet, agencement n’est pas à entendre ici comme brouillage des lignes de partage, mais un exemple de la façon dont une frontière peut devenir un lieu à travers lequel admirer l’autre, le rencontrer, l’aimer.
APPROCHES LITTERAIRES ET LINGUISTIQUES DU SILENCE
Séminaire mutualisé
Catherine Mazauric et Sibylle Kriegel, avec Stéphanie Fonvielle et Mélanie Hamm

Jeudi 10h-13h salle C223

Le séminaire partagé entre approches littéraires et linguistiques, dans une circulation et un dialogue interdisciplinaires continus, décentre les perspectives depuis des oeuvres francophones (océan Indien, Afrique de l’Ouest et méditerranéenne), des situations plurilingues et trois volets principaux : pragmatique, représentations et politiques du silence. Il intégrera une intervention consacrée à l’expérience du silence des personnes sourdes, en langue des signes.