Lettres Recherche, écriture, discours

ENJEUX DE LA LITTERATURE MONDIALE

Objectif: offrir une nouvelle approche de la littérature en en détachant l'étude des différents domaines langagiers.

Mot d'ordre: "Dénationaliser la littérature".

Cette année le séminaire prend comme exemple de dénationalisation la littérature européenne.

Il existe des littératures européennes, à savoir l’ensemble des littératures nationales de l’espace culturel européen. En outre, l’identité européenne, au travers de son héritage culturel, s’est notamment façonnée par l’existence et le développement de mouvements littéraires paneuropéens qui partagent des traits communs, formels et thématiques, par-delà les différences linguistiques et culturelles.  

La nature de ce lien, toutefois, ne manque d’être ambigüe : la conscience européenne a-t-elle influencé les mouvements littéraires ou ceux-ci ont-ils contribué à son essor ?  Quoi qu’il en soit, si une telle détermination existe, dans un sens, dans l’autre ou dans les deux, on serait en droit de parler de littérature européenne : littérature de l’Europe et littérature pour l’Europe.

Le cours examinera cette question en abordant divers exemples de mouvements littéraires européens ainsi qu’en examinant différentes formes et différents mythes littéraires européens.

A. N.

Le cours s’organise autour de trois contributions centrées sur une œuvre littéraire canonique ayant donné lieu à une abondante production critique. Il envisage les conditions de construction et de validité du discours critique.

Bibliographie:

Robert Scholes, Protocols of Reading (1989).

Antoine Compagnon, Le démon de la théorie (1998).

Florent Coste, Explore. Investigations littéraires (2017).

Historicité des textes littéraires/ L’Histoire en représentation

 

Enseignants : Michel Bertrand, Daniel Martin, Bérengère Parmentier.

 

Qu’elle soit conduite par de jeunes chercheurs de master ou par des spécialistes expérimentés, la recherche en littérature peut difficilement éluder la question de la situation des textes et des œuvres parmi d’autres événements  (une guerre, l’avènement d’un régime politique, l’émergence de courants artistiques, le développement de l’imprimerie ou du numérique, le changement linguistique, etc.) ou parmi d’autres structures (rapports sociaux et économiques, données anthropologiques, champ éditorial, etc.). Cependant la singularité du fonctionnement sémantique des objets littéraires exclut a priori qu’ils soient réduits à des faits comme les autres. Comment alors articuler leur interprétation à la connaissance des autres « faits », des événements et des structures ?

La réponse ne va jamais de soi, et malgré l’importante bibliographie qui lui est consacrée, la question ne peut aujourd’hui être considérée comme résolue. Elle reste ouverte à des conceptualisations et à des expériences multiples. Les noms de quelques disciplines fournissent des repères généraux (histoire sociale, culturelle, politique, éditoriale, anthropologie historique, histoire des mentalités, histoire de la réception, des pratiques de lecture, etc.). Mais ces partitions disciplinaires sont mises à l’épreuve par chaque effort d’interprétation particulier. Elles peuvent aussi être ébranlées par les tendances nouvelles qui marquent le travail des historiens.

Le but du séminaire est d’accompagner et d’enrichir les travaux de recherche des étudiants. Ainsi, la question de l’historicité des textes et des œuvres sera traitée dans ce séminaire de manière plus pragmatique que théorique : chaque séance sera consacrée à l’étude des questions qui se posent au chercheur face à une œuvre spécifique.

 

Modalités d’examen.

Un essai de 6 à 10 pages, posant la question des usages de l’histoire face à une œuvre littéraire ou d’un corpus déterminé (a priori l’œuvre que l’étudiant(e) aura choisi d’étudier pour son mémoire principal).

Cet essai ne devra pas recouper le mémoire principal lui-même, mais contribuer à en affiner la problématisation et à remettre en cause d’éventuelles idées préconçues.

Les travaux seront à rendre avant les vacances de Noël.

Auparavant, avant le 12 novembre, chaque étudiant(e) devra présenter son sujet sur ametice, de manière brève (une dizaine de lignes) mais argumentée.

Il importe donc que chacun commence très vite à réfléchir à un sujet, et le fasse valider par l’un des trois enseignants du cours.