Initiation à la French Theory.
Biologie, biographie, biopolitique.
Lecture suivie du séminaire La vie la mort de Derrida.

Cet enseignement achève le cycle d’apprentissage de lecture des textes médiévaux en licence : il permet d’assurer la capacité pour les étudiants à lire les textes du Moyen Âge de façon autonome, en variant les genres et les époques et constitue la suite logique pour la préparation aux concours de l’enseignement secondaire.

Ce cours de licence 3 de Lettres modernes, HBM6U13D « Ancien français 4 », s'inscrit dans la continuité des programmes de L1 et L2, au semestre 3 en HBM3U06 « Ancien français 1 », avec Elodie Burle-Errecade et HBM4U04 « Ancien français 2 » avec Adeline Duperray, Il s’inscrit aussi dans la continuité du cours de semestre 5 HBM5U09D « Ancien français », avec lequel il partage des points communs en morphologie et sur lequel il s’appuie en phonétique et en sémantique.

Si le titre HBM6U13D « Ancien français 4 », souligne cette continuité, il ne faut pas oublier que le programme suivi en licence 1 en 2018-19 dans le cadre de l’unité d’enseignement HBM2U03 « Langue et linguistique françaises 2 » comportait un cours hebdomadaire de deux heures, intitulé « Univers du Moyen Age », qui constituait une initiation à la langue, la civilisation et la littérature médiévales, et que par conséquent ses contenus entrent dans les prérequis nécessaires au suivi du cours de cette année. Toutefois, il faut également prendre en compte que des étudiants de licence 3 découvrent l’ancien français, soit du fait d’un cursus antérieur dans un autre établissement, soit en étant en reprise d’études ou reconversion professionnelle.  C’est pourquoi un certain nombre d’apprentissages « de rattrapage » continuera à être proposé en fonction des demandes.

Après une licence 2 centrée autour des thématique s « Décrire » au semestre 3 et « Raconter » au semestre 4, la licence 3 aborde deux autres thématiques : « Chanter » au semestre 5 et « Penser » au semestre 6. Pour le semestre 5, on s’est intéressé aux discours lyrique et épique, comme indiqué dans la plaquette, en continuant la progression entamée par les étudiants entrés en licence de lettres modernes I et II. Penser la littérature générique, c’est non seulement en connaître les attendus, les ressorts, mais également pouvoir les parodier. Aussi, pour poursuivre dans la logique entamée en semestre 5 de s’appuyer sur un genre littéraire, le programme de ce semestre va aborder une œuvre parodique de la littérature arthurienne et de la quête du chevalier.

Mais ce cours vise également à déjà préparer les étudiants au type d'épreuve du CAPES de lettres modernes, car la préparation en master 1 MEEF se révèle très brève (guère plus d'un semestre) et doit prendre en compte l'hétérogénéité de l'assistance, ce qui ralentit considérablement la progression du cours.

En outre, pour entrer dans la logique d’une œuvre au programme, comme cela est pratiqué pour la préparation à l’agrégation, le programme de ce semestre va s’appuyer sur une section assez conséquente de la seule œuvre au programme.

L’affichage des sections de cours se fait par page, et non pas en continu, de façon à éviter d’avoir à faire tout défiler chaque fois que l’on cherche un élément de cours en particulier. Ce mode de présentation pourra bien évidemment être modifié s’il ne convient pas à la majorité des utilisateurs.

SFAD : De la production à la réception de l’intertexte

 

La Bruyère le concédait, lorsque la matière est épuisée, il demeure la manière. Tout texte ne peut être que réécriture, car tout texte est palimpseste des textes qu’il recouvre. Cette évidence qui, de la matière de Bretagne ou des Contes de ma mère l’Oye à l’Ulysse de Joyce traverse la création littéraire, est devenue au sein des oeuvres modernes et postmodernes l’enjeu par excellence des stratégies textuelles qui les fondent en existence. Le seuil titulaire, du fait de la transparence hypertextuelle qu’il arbore, peut à ce titre s’avérer injonctif. Plus profondément, plus sournoisement donc, l’autre en l’un ne peut être perceptible qu’au terme d’une décantation de l’œuvre qui exhibe certes sa souche, mais qui occulte la nature et les fonctions des liens tissés par ses ramifications. Enfin, comme le notait Barthes, l’intertexte lectural faisant fi de toute chronologie, le texte de Flaubert peut nous apparaître comme une réécriture de celui de Proust. Donc, en nous fondant sur la polysémie de la notion textuelle d’altérité, nous interrogerons les enjeux de ces écritures singulières qui s’inscrivent délibérément dans le sillage d’écritures exogènes. Au-delà du pastiche voire de la parodie, que disent-elles du moi du créateur, du monde dans lequel il vit, de sa relation à la littérature ? Une enquête d’ordre générique nous permettra d’affiner voire de compléter nos conclusions.