Traduction et interprétation Traduction littéraire
Intermédialité (2021-2022)
HTDAU03-HTDCU06

Coordinatrice : Aude Locatelli
Intervenants : Aude Locatelli, Francesca Manzari, Thierry Millet
Mardi 9h-12h, salle E203

1) Partie portant sur le domaine musico-littéraire, Aude Locatelli, semaines 1 à 4 :
Introduction à la notion d’intermédialité dans le domaine des rapports de la littérature et de la musique : formes mixtes (co-présence texte et musique dans les domaines de la poésie chantée et du théâtre lyrique) et oeuvres de fiction « musicales ».

Œuvres littéraires de référence :
Paolo Maurensig, Le Violoniste (Canone inverso, 1996), 1998.
Charles Reznikoff, Le Musicien (The Manner Music, 1977), 1986.
Robert Schneider, Frère sommeil (Schlafes Bruder, 1992), 1994.

Eléments de bibliographie critique :
Jean-Louis Cupers, Ouvertures mélopoétiques. Initiation aux études musico-littéraires, PUP, « Textuelles », 2018.
Caroline Fischer (textes réunis par), Intermédialités, SFLGC, « Poétiques comparatistes », 2015.
Musique et roman (textes réunis par Y. Landerouin et A. Locatelli), Editions du Manuscrit, 2009.
Frédéric Sounac, Modèle musical et composition romanesque, Classiques Garnier, 2014.

2) Partie portant sur le domaine littérature et arts plastiques, Francesca Manzari, semaines 5 à 8 :

Après une introduction visant à présenter la notion d’intermédialité dans le domaine des rapports de la littérature et des arts plastiques, cette troisième partie du cours portera essentiellement sur les rapports entre poésie et peinture. Une séance sera consacrée à la présentation de la problématique de l’ut pictura poesis. Les trois autres séances porteront sur l’étude d’une école de poètes peintres anglais du XIXe siècle, les Préraphaélites, et de façon particulière sur les rapports que la peinture entretient avec la poésie dans l’œuvre de Dante Gabriel Rossetti. En effet Rossetti inverse le sens de la tradition de l’ut pictura poesis en une dynamique de la composition poétique qui inspire en retour la peinture, selon sa célèbre formule : « la peinture la plus noble est un poème peint ».

Camilletti, Fabio, The Portrait of Beatrice. Dante, D. G. Rossetti and the Imaginary Lady, Notre Dame, Indiana, University of Notre Dame Press, 2019.
Doughty, Oswald & J. R. Wahl, éd., Letters of Dante Gabriel Rossetti, vol. II, Oxford, Clarendon Press, 1975.
McGann, Jerome, Dante Gabriel Rossetti and the Game That Must Be Lost, New Haven, CT, Yale University Press, 2000.
McGann, Jerome, « D. G. Rossetti and the Art of the Inner Standing-Point », dans Outsiders Looking In: The Rossettis Then and Now, éd. David Clifford and Laurence Roussillon, Londres, Anthem Press, 2004 : 171-188.
Pieri, Giuliana, « Dante and the Pre-Raphaelites: British and Italian Responses », dans Dante on View. The Reception of Dante in the Visual and Performing Arts, éd. Antonella Braida et Luisa Calè, Aldershot, Ashgate, 2007 : 109-140.
Praz, Mario, Mnemosyne. The Parallel between Literature and the Visual Arts (« Bollingen Series », XXXV, 16), Princeton, Princeton University Press, 1970. Traduit en français par C. Maupas sous le titre Mnemosyne. Parallèle entre littérature et arts plastiques, Paris, Gérard-Julien Salvy, 1986.
Rossetti, Dante Gabriel, Hand and Soul, (privately printed by) Strangeways and Walden, 1869.
Rossetti, Dante Gabriel, The Early Italian Poets from Ciullo d’Alcamo to Dante Alighieri (1100-1200-1300) in the Original Metres, Together with Dante’s Vita Nuova, Miami, HardPress Publishing, reprenant l’édition de George Routledge & Sons, Limited, Londres, et celle de E. P. Dutton & Co., New York, les deux de 1914 [Londres, Smith, Elder, and Co. 1861].
Roussillon-Constanty, Laurence, Méduse au miroir : esthétique romantique de Dante Gabriel Rossetti, Grenoble, ELLUG, 2008.
Ruskin, John, Modern Painters vol. I, Londres, George Allen, 1904 [1843].
Ruskin, John, Pre-Raphaelitism, New York et Londres, G. P. Putnam’s Sons The Knickerbocker Press, 1981.

3)Partie portant sur le domaine littérature et cinéma, Th. Millet, semaines 9 à 12 :

Il s’agit en quelques cours de confronter formes cinématographiques et formes littéraires en posant des questions essentielles concernant le cinéma.
Qu’est-ce que le cinéma ? Comment le cinéma se saisit d’un texte ? Non pas seulement de la littérature, mais dans un sens plus large : texte philosophique, politique, économique, scientifique, etc.
Notre visée n’est pas générale et abstraite, elle prend son sens dans la manière (le geste) dont un auteur, scénariste ou réalisateur, se saisit d’un texte préexistant. L’analyse, et les exercices de transpositions croisées visent à expliciter ce geste, sa singularité et sa portée.
Les auteurs envisagés : Guy Debord, Luchino Visconti, Jean-Marie Straub et Danièle Huillet, Patrice Chéreau, Arnaud Desplechin, Jim Jarmusch, Abdellatif Kechiche,…

Eléments de bibliographie :
Jean CLÉDER, Laurent JULLIER, Analyser une adaptation, Du texte à l’écran, Flammarion, Paris, 2017.
Guy DEBORD, La Société du spectacle, Buchet-Chastel, 1967 ; Champ libre, 1971 ; Gallimard, 1992.
Margueritte DURAS, Le camion, Minuit, Paris, 1977.
Dominique PAÏNI, Le cinéma, un art moderne, Cahiers du Cinéma, 1997.

Textes complémentaires :
Georges DEVEREUX, Psychothérapie d’un indien des plaines, : réalités et rêve, (1951), Paris, Fayard, 1998 ; 2013, préface d'Élisabeth Roudinesco.
Alexandre DUMAS, La reine Margot,
Joachim GASQUET, Cézanne, 1921, réédité en 2002 et 2012 par Encre marine.
Thomas MANN, Mort à Venise,
Julie MAROH, Le bleu est une couleur chaude, Glénat, 2010.

Les films proposés :
Luchino Visconti, Mort à Venise, 1971
Guy Debord, La société du spectacle, 1973
Marguerite Duras, India Song, 1975
Jean-Marie Straub et Danièle Huillet, Cézanne, 1989
Patrice Chéreau, La reine Margot, 1994
Jim Jarmusch, Dead Man, 1998
Arnaud Desplechin, Jimmy P. , 2013
Abdellatif Kechiche, La vie d’Adèle, 2013,