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La première partie du cours, d'ordre épistémologique, s'ouvrira sur un problème de définitions : les jeux comme propre de l'homme, les sports comme avatar historique des sociétés occidentales modernes. Le spectacle réunit bien les deux concepts mais le sport lui donne une dimension commerciale qui tend inévitablement à devenir dominante. Sur ce point, on analysera l'opposition idéologique entre la conception aristocratique du sport, un loisir coûteux d’origine guerrière où prime l'idéal du geste gratuit, et la conception bourgeoise qui implique la professionnalisation et la rationalisation des activités dont la compétition donne la mesure. Une seconde partie analysera la genèse historique des sports sous la forme d'un système de transformation par engendrement réciproque, dont les exemples contrastés des jeux de balle, entre jeux rituels des sociétés traditionnelles et sports modernes, des sports de combat, des courses et des jeux d'arènes seront les principales illustrations. Les transformations portent autant sur les propriétés formelles des sports que sur le sexe des pratiquants, ce qui nous amènera à poser la problématique du genre. Cette partie débouchera sur les phénomènes d'impérialisme culturels, d'origine britannique et hispanique, propre aux jeux et sports modernes, et sur les capacités réactives des cultures locales dès lors qu'elles adoptent un habitus issu de l'étranger ou, plus généralement, du monde global. La deuxième partie du cours est basée sur des études de cas prises dans le monde européen et dans le monde anglo-américain.

Ce cours est une introduction à l'anthropologie qui pose comme "angle d'attaque" dans la discipline la question du corps et celle des rites de passage. Il vise à faire réfléchir et dépasser les oppositions et dichotomies entre nature et culture, innée et acquis, biologique et social.

La première partie du cours, d'ordre épistémologique, s'ouvrira sur un problème de définitions : les jeux comme propre de l'homme, les sports comme avatar historique des sociétés occidentales modernes. Le spectacle réunit bien les deux concepts mais le sport lui donne une dimension commerciale qui tend inévitablement à devenir dominante. Sur ce point, on analysera l'opposition idéologique entre la conception aristocratique du sport, un loisir coûteux d’origine guerrière où prime l'idéal du geste gratuit, et la conception bourgeoise qui implique la professionnalisation et la rationalisation des activités dont la compétition donne la mesure. Une seconde partie analysera la genèse historique des sports sous la forme d'un système de transformation par engendrement réciproque, dont les exemples contrastés des jeux de balle, entre jeux rituels des sociétés traditionnelles et sports modernes, des sports de combat, des courses et des jeux d'arènes seront les principales illustrations. Les transformations portent autant sur les propriétés formelles des sports que sur le sexe des pratiquants, ce qui nous amènera à poser la problématique du genre. Cette partie débouchera sur les phénomènes d'impérialisme culturels, d'origine britannique et hispanique, propre aux jeux et sports modernes, et sur les capacités réactives des cultures locales dès lors qu'elles adoptent un habitus issu de l'étranger ou, plus généralement, du monde global. La deuxième partie du cours est basée sur des études de cas prises dans le monde européen et dans le monde anglo-américain.

Illustrations du cours de Civilisation grecque HBC2U01A.

Ce cours, par lequel les étudiants commenceront leurs études universitaires,  propose de se confronter à la difficulté centrale de la philosophie, à savoir : comment entrer dans la pensée d’un auteur ? Comment s’assurer qu’on a compris sa pensée ? Si on est en mesure de répondre à ces questions, on est mesure de s’approprier par soi-même les exigences de la lecture d’un texte, et donc de cheminer dans le savoir. On est aussi en mesure de comprendre ce qu'est s'effacer devant la pensée et la présence d'un autre et entendre et comprendre ce qu'il a à dire. 

Loin donc d’être un cours d’introduction, ce cours a pour objectif de donner aux étudiants les moyens d’analyse d’un texte philosophique. Pour le dire simplement, nous travaillerons les clefs de la lecture d’un texte de philosophie, dont les exigences et les critères doivent être portés à la connaissance des étudiants avant toute chose. Nous nous installerons donc au cœur de la philosophie, c’est-à-dire dans le raisonnement philosophique lui-même pour le faire apparaître et en saisir les différents modes de fonctionnement. 

C'est à cette condition qu'on peut comprendre ce qu'est le principe de charité qui est à la fois un principe de traduction et d'accès à la pensée de l'autre que nous nous attacherons à mettre en place dans ce cours. Le principe de charité est en effet ce qui relie la philosophie aux autres sciences humaines, en particulier l'anthropologie. Il sera au cœur de ce cours. 

Nous procéderons de la manière suivante : les quatre heures hebdomadaires seront scindées en deux fois deux heures, et chaque groupe de deux heures sera consacré à l’explication d’un texte de la tradition philosophique. Le premier aura été communiqué avant le cours, pour que les étudiants aient le temps de le préparer ; le second fera l’objet d’un exercice d’improvisation. En sorte que, à la fin du semestre, chaque étudiant.e disposera d’un corpus de 24 textes qui auront été expliqués en cours. Ce document sera en quelque sorte le début d’un livret de travail qui pourra l’accompagner tout au long de ses études, et que chacun.e pourra compléter durant les années de sa formation de manière à se former pour soi quelque chose comme une anthologie philosophique. 

Pour comprendre et mettre en œuvre le principe de charité, nous nous centrerons, pour commencer ces analyses philosophiques, par ce qui est le noyau dur de la philosophie, à savoir l’argumentation philosophique et pour mieux dire, le raisonnement philosophique. Car il est possible de s’installer, dès le commencement des études de philosophie, dans le cœur de ce qu’est la philosophie. Il appartient à chacun.e ensuite de l’explorer, de le préciser, et de se l’approprier. L’objectif de ce cours est donc tout à fait central : fournir les clefs de la lecture de la philosophie. Nous nous intéresserons donc, pour comprendre chaque texte, et pour préciser le type de position qu’il défend, à la manière dont il articule ses arguments. En somme, face à des outils de réflexion extrêmement puissants que sont les écrits de Platon, Aristote, Descartes, Hume, Leibniz, Kant, Wittgenstein, nous ne nous laisserons pas prendre au piège des thèses auxquelles il trop difficile de trouver un contre-argument ; nous comprendrons comment ils s’y sont pris pour penser ce qu’ils pensent. Cet exercice nous détournera de la question de savoir ce que nous pensons, quelle est notre position sur telle ou telle thèse philosophique ; il nous donnera le temps de la comprendre en oubliant un peu ce que nous pensons savoir ou ce que nous pensons vrai pour faire de la place aux arguments d’autrui. C’est donc à adopter une certaine posture dans la lecture que nous travaillerons. 

Ce cours est destiné aussi bien à des étudiants qui souhaiteront continuer en philosophie qu'à ceux qui choisiront un autre parcours. Il sera fait cas de la diversité du public dans l'organisation de  l'enseignement. 

Il est demandé aux étudiants de lire les textes communiqués avant chaque séance sur AMETICE.