Après  avoir  interrogé  la  notion  de  “religion”,  le  cours  abordera  quelques-uns  des  principaux apports théoriques à l'étude anthropologique du fait religieux. Les notions de  “mythe”,  de “cosmologie”,  de  “sorcellerie”,  de  “spécialiste  religieux”  et  de  “rite”  seront  ensuite  présentées comme  autant  de  concepts-clé  associés  au  religieux. Enfin,  on  examinera  l'articulation  du  fait religieux  au  changement  et  à  la  "modernité",  au  sein  du  monde  contemporain  et  de  la globalisation  :  néo-chamanisme, prophétismes et cultes nouveaux seront alors décrits. D'un  point de  vue  formel,  le  cours  combinera  des  présentations  d'articles  et  d'ouvrages, des extraitsde films et quelques interventions d'invités extérieurs. 

Sur la base de grandes lectures classiques de l’anthropologie américaniste et d'exemples vécus sur les terrains du Mexique et des Etats-Unis, on présente les particularités structurantes des sociétés amérindiennes en mettant en évidence, à travers les formes d’organisation sociale, les pratiques guerrières et cynégétiques, les rites et les mythologies, les étonnantes correspondances qui donnent une certaine cohérence culturelle au continent, en dépit de l’immensité qui le caractérise. 

Présentation des applications professionnelles de l’anthropologie sociale et culturelle par la présentation de différents secteurs d’activité mettant en œuvre les compétences de l’anthropologue. Ce cours propose une série de conférences « métiers » en collaboration avec des professionnels issus de différents secteurs d’activité (enseignements et recherches, cinéma, musées, patrimoine…). Les étudiants doivent réaliser un stage en entreprise ou en institution.

 

Proposer une restitution collective des enquêtes menées au premier semestre, sous forme d’exposé oral et de support PowerPoint.

Suivant le fil conducteur de la critique et de la controverse, qui structure et dynamise l’anthropologie, Frédéric Saumade proposera une réflexion paradigmatique sur l’histoire de la discipline. Partant des ancêtres fondateurs de l’Humanisme et de la Philosophie des Lumières, puis se concentrant sur les débats fondamentaux qui caractérisèrent l’âge d’or de l’anthropologie, entre la seconde moitié du XIXe siècle et l’après Deuxième Guerre Mondiale, la perspective sur l’œuvre des grands auteurs classiques s’établira autour des axes Espace/temps, Primitif/civilisé, Oralité/écriture, Inné/acquis et Universalisme/relativisme. L’analyse des textes mettra en question les systèmes de classification anthropologique qui découlent de la dialectique du milieu et de l’intellect, et qui caractérisent, d’une façon ou d’une autre, les théories du déterminisme géographique, du totémisme, de la culture matérielle, des systèmes de parenté et des processus cognitifs, dont l’oeuvre de Lévi-Strauss a fait la synthèse critique. Outre cette perspective épistémologique, la question fondamentale de l’expérience personnelle de l’ethnologue sur le terrain donnera lieu à une archéologie reliant les « grands ancêtres » que furent les missionnaires religieux du Nouveau monde aux pionniers de l’observation participante, Frank Hamilton Cushing et Bronislaw Malinowski.

La dernière partie du cours, assurée par Fabio Viti, abordera le courant de l’anthropologie politique et dynamiste des écoles britannique (Evans-Pritchard, Fortes, Gluckman, Leach) et française (Balandier).

Sur la base de grandes lectures classiques de l’anthropologie américaniste et d'exemples vécus sur les terrains du Mexique et des Etats-Unis, on présente les particularités structurantes des sociétés amérindiennes en mettant en évidence, à travers les formes d’organisation sociale, les pratiques guerrières et cynégétiques, les rites et les mythologies, les étonnantes correspondances qui donnent une certaine cohérence culturelle au continent, en dépit de l’immensité qui le caractérise.